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Comtesse du Barry en 1769Chon du Barry, de son vrai nom Françoise-Claire du Barry, fille de la province, eut un destin hors du commun, vivant à la Cour grâce à sa belle-sœur Jeanne Bécu, la comtesse du Barry, maîtresse du roi Louis XV. Ces deux femmes voient leur vie liée, à tel point que l'on disait « le duo Jeanne et Chon formait deux moitiés de Pompadour » ! Et Son Altesse la princesse Adélaïde écrivait « la comtesse du Barry n'aurait rien été sans sa belle-sœur, qui n'était rien sans elle ».

 


Mademoiselle Chon du Barry, belle-sœur de la comtesse du Barry

salon rolandAu XVIII e siècle un premier vent de liberté souffle sur la condition féminine où sont abordés les sujets tels que les arts, la philosophie, la science, la littérature, la politique, par des femmes qui s'imposent par leurs talents. Elles contribuent, dans les salons et par leurs écrits, à l'esprit des lumières. Ce siècle a permis à certaines femmes de s'affirmer et de faire avancer leur condition, l'illettrisme en recul réduisant l'écart dans l'alphabétisation entre les sexes.

 


Femmes des années (17)80

Marie Marvingt portraitMarie Marvingt, lorraine de cœur, est la française la plus émancipée de la première moitié du XIX è siècle. Curieuse de tout, sportive accomplie, elle s'est illustrée pendant les deux Guerres mondiales et fut à l'origine du service aérien sanitaire. Surnommée « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d'Arc », Marie avait pour devise « savoir vouloir, c'est pouvoir ». N'ayant pas eu de descendance, elle est un peu trop oubliée de nos jours. Rendons-lui hommage.

 


Marie Marvingt, une femme extraordinaire au XIXe

duchesse anne en priereL'année 2014 marque les 500 ans de la disparition d'Anne de Bretagne,  reine de France à deux reprises : 1491-1498 puis 1499-1514. Alors que le débat sur le re-découpage territorial fait rage, qui se souvient de l'histoire agitée (longtemps seulement bercée par les sons des armures qui s'entrechoquent, des hennissements des chevaux qui s'approchent, des épées qui se trouvent), de cette héritière dont la riche dot - la Bretagne - excitait toutes les convoitises ?

 


Anne de Bretagne (1477-1514), reine de France - Biographie

marquise-de-pompadourLa marquise de Pompadour, née Jeanne-Antoinette Poisson et favorite de Louis XV, fut la seule à régner aussi longtemps auprès d’un roi. Elle fit une ascension fulgurante. Les envieux, les rancuniers lui ont fait un mauvais portrait ; pour les uns : belle, raffinée, d’une intelligence supérieure, habile, avec une classe différente par rapport aux grandes dames, marquant le style d’une époque ; pour les autres : avide, perverse, assoiffée de pouvoir, responsable des désastres militaires de la guerre de Sept ans et de la disgrâce des meilleurs ministres. Alors pourquoi est-elle restée en place 19 années !

 


Jeanne Poisson, marquise de Pompadour

les_1res_dame_de_FranceAlors que les élections présidentielles viennent d’avoir lieu, le nouveau Président est en première ligne. Qu’en est-il de la Première Dame de France ? C’est le titre porté par l’épouse de l’heureux résidant du palais de l’Elysée. Ces dames n’ont pourtant pas de titre officiel, ni de statut. Avant la V è République, elles étaient pratiquement effacées. Mais depuis elles jouent un rôle en public, elles sont présentes lors des dîners officiels au palais de l’Elysée, souvent lors des voyages diplomatiques à l’étranger. Revenons sur les dernières Premières Dames de France !

 


Les Premières Dames de la V è République

Louise_de_Lorraine_pouse_dHenri_IIILouise de Lorraine-Vaudémont est la dernière reine de France de 1575 à 1589, au temps des Valois, sans postérité. Son mariage avec Henri III fut le seul qui ne soit pas réalisé pour la politique, mais inspiré par une « inclinaison vraie et sincère ». Douce, belle, sans prétentions, sans fortune, alliée de Catherine de Médicis, ce fut une reine idéale avec un comportement de souveraine. C’est la seule reine à reposer réellement dans la tombe qui porte son nom à Saint Denis !

 


Louise de Lorraine, épouse d'Henri III

Elisabeth_pouse_de_Charles_IXAvant dernière reine des Valois, épouse de Charles IX, Elisabeth d’Autriche (1554-1592) fut une épouse douce, bonne, dominée par Catherine de Médicis, effacée comme le furent Claude et Eléonore ; une reine discrète dont on ne parle pas beaucoup ; une reine comme on les aimait à cette époque là, une reine qui ne se mêle surtout pas de politique !

 


Elisabeth d’Autriche, épouse de Charles IX

Elonore_AutricheEléonore d’Autriche, veuve du roi du Portugal, seconde épouse de François Ier, fut vraiment un instrument de négociation pour son frère Charles Quint et de revanche pour le Roi de France. Pendant les dix sept années de sa vie d’épouse et de reine française, cette sœur de l’ennemi ressentira l’animosité du roi et de ses fils. Rejetée, car étrangère, elle s’en retournera dans son pays à la mort de son époux et sera comme « gommée » de la mémoire des Français, n’étant même pas admise à la basilique de Saint Denis !

 


Eléonore d’Autriche (1498-1558), seconde épouse de François Ier

Claude_de_FranceFille de Roi, épouse de Roi pendant dix ans, Claude de France fut une reine très charitable, très bonne, « fort douce à tout le monde ». Sa devise est symbole de pureté et d’innocence « Candida candidis » pure parmi les pures, accompagné d’un cygne « navré », transpercé d’une flèche. Duchesse de Bretagne en 1514, reine de France en 1515, elle porte les titres de Comtesse de Soissons, de Blois, de Coucy, d’Etampes, de Montfort et duchesse de Milan.

 


Claude de France (1499-1524)

jeanne_de_franceIl est des personnages de l’Histoire de France, sur lesquels s’acharne le sort et la reconnaissance n’est que bien tardive. Tel est le destin de Jeanne de France (1464-1505), fille de roi mais fillette difforme, femme rejetée, Reine de France désavouée, surnommée la Boiteuse, qui a fait preuve d’un dévouement, d’un courage et d’une abnégation exemplaires tout au long de sa vie. Béatifiée puis récemment canonisée, elle devient Sainte Jeanne de France…

 


Jeanne de France (1464-1505)

jeanneportraitEntre histoire et mythe, Jeanne d’Arc est une figure incontournable de l’histoire de France, même si son rôle dans les événements de la Guerre de Cent ans fut finalement secondaire, en tout cas par rapport à Charles VII, véritable vainqueur des Anglais bien après la mort de la Pucelle. Son mythe est entretenu depuis sa fin sur le bûcher par quantité de théories plus ou moins raisonnables et crédibles, sur ses origines, ses soutiens, ou même la réalité de sa mort. Outre une bibliographie gigantesque (qui écrase tous les autres grands personnages du Moyen Âge, Charlemagne et Saint Louis compris), l’histoire de Jeanne d’Arc a donné naissance à nombre d’interprétations et de récupérations différentes, et ce depuis le XVe siècle, jusqu’à nos jours. Il semble donc plus intéressant, après être revenu rapidement sur sa biographie classique, de s’intéresser à son destin historiographique.

 


Jeanne d'Arc - Biographie et historiographie

alienor2

Aliénor d’Aquitaine, appelée également Eléonore de Guyenne, fut deux fois Reine : de France avec Louis VII, puis d’Angleterre avec Henri II de Plantagenêt. Jeune fille « remuante », puis mère de trois rois, elle a bouleversé la tradition masculine du pouvoir en s’occupant de ses terres et en assurant la Régence. Séductrice, elle est à l’origine de l’amour courtois ; intelligente et cultivée, elle protège les troubadours, romanciers et poètes.

 


Aliénor d'Aquitaine (1122-1204) - Biographie

pauline_en_VnusUne des plus belles femmes de son temps, surnommée par son frère Napoléon « la petite païenne », Pauline Bonaparte fut immortalisée par le sculpteur Canova en une Vénus de marbre portant le nom de Vénus Victrix, allongée sur un divan, un drap recouvrant ses jambes. A la veille de disparaitre, Napoléon l’absout de ses péchés en disant « Pauline, la plus belle femme de son temps a été et demeurera jusqu’à la fin la meilleure des créatures vivantes… »

 


Pauline Bonaparte (1780-1825), duchesse de Guastalla

Marie_Antoinette__la_RoseMariée à 14 ans et demi, Reine de France à 18, mère à 23, suppliciée à 38 ans… Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine continue de diviser. Reine martyre ou reine scélérate ? Mérite t-elle encore cette image de reine insensible et meurtrière, l’image d’un Monstre et non de l’Ange dont parlait sa mère l’impérieuse et redoutable Impératrice d’Autriche Marie-Thérèse ?

 


Marie-Antoinette (1755-1793), reine de France - Biographie

Marguerite_de_ValoisImmortalisée au cinéma par l'actrice Isabelle Adjani, la reine Margot n’était point la « fille délurée » que les romanciers nous ont décrit. Elle fut avant tout fille de Reine, sœur de Roi, Reine elle-même. Utilisée trop souvent comme un « pion » par sa mère, elle reçut néanmoins des hommages funèbres à sa mort en 1615 « la Reine des grandeurs, la grandeur des esprits, la noble des fleurs, la Marguerite de France ».

 


La reine Margot (Marguerite de Valois) - Biographie

valliere2Après le départ de Marie de Mancini, son amour de jeunesse, Louis XIV trouva consolation auprès de la gracieuse Henriette d’Angleterre, épouse de Monsieur son frère. Cette relation fit scandale à la cour. Henriette, avec l’aide du comte St Aignan un proche du jeune monarque, usa de la stratégie dite du « paravent » ou du « chandelier », très utilisée en ces temps libertins et qui servait à fausser les apparences. « Feignez d’aimer une autre femme, dit-elle au roi, et les bruits à notre sujet cesseront d’eux-même. » C’est ainsi que Louise de la Vallière, fille d’honneur de Madame, entra dans la vie du roi soleil.

 


Louise de La Vallière : la première passion de Louis XIV

La_Duchesse_dAngoulme_par_Gros« Jamais une femme dans l’histoire ne fut plus poursuivie par le malheur » affirmait non sans lucidité la Duchesse de Dino. Qui était réellement Marie Thérèse Charlotte de France, duchesse d'Angoulème, petite-fille d’Empereur, fille, sœur, femme, nièce et belle-fille de Rois ? De cette « Aliénor » du XIX° siècle, « le seul homme de la famille » selon Napoléon, notre histoire a trop longtemps été ingrate et injuste. Redécouvrons ensemble cette femme méconnue, et « quelle femme !» s’exclamait Chateaubriand.

 


Marie Thérèse Charlotte de France, duchesse d'Angoulème (1778-1851)

anne_d_autriche« Mon prix n’est pas dans ma couronne », telle était la devise d’Anne d’Autriche. En l’épousant, Louis XIII offrait à son peuple une Reine de très grand lignage, la paix, mais aussi et surtout sans le savoir une Régente à l’intelligence et à l’énergie surprenante. Perpétuelle « Espagnole » durant le règne de son époux, délaissée et méprisée, cette Habsbourg, pourtant madrilène jusqu’au bout des ongles, surprendra tout son monde lors de son arrivée au pouvoir suprême.

 


Anne d'Autriche (1601-1666), reine de France

Princesse_Palatine_1La Princesse Palatine, Elisabeth-Charlotte de Bavière, grande épistolaire reconnue, peut être surnommée Madame Europe. Ainsi, grâce aux quelques 60 000 lettres écrites par Elisabeth Charlotte à travers l’Europe car elle correspondait avec l’Angleterre, la Suède, le Danemark, les cours de Lorraine, de Savoie et Modène, l’Espagne, la Sicile, on peut retracer sa vie, faite de joie, de peines, et surtout prendre connaissance des mœurs de la Cour….Elle ne mâchera pas ses mots, mais sera juste et honnête dans ses écrits.

 


La Princesse Palatine, commère du Grand Siècle

dianeDiane de Poitiers, maîtresse royale d’Henri II est encore une légende vivante de nos jours. Femme indépendante, elle a su préserver la jeunesse de son corps et de son esprit. Elle n’oublia jamais ses principes « soyez toujours en port honorable, en manière froide et assurée, humble regard, basse parole, constante et ferme, toujours en un propos, sans fléchir, modération en toute chose ». Elle a également réussi à transformer Henri, en faisant de ce jeune homme gauche et maladroit un troubadour, un poète, un cavalier et un monarque.

 

Impratrice_Eugnie_6Eugénie de Montijo, notre dernière Impératrice, rappelle beaucoup Marie-Antoinette. Elles furent toutes deux victimes des critiques et caricatures. Quand l’une était l’«Autrichienne», l’autre sera l’« Espagnole». Elles sont mondialement connues pour leur goût des bijoux, des «robes », de la parure et de l’apparat. Toutes deux ont donné vie à un style : le style «Marie Antoinette» et celui «Louis XVI - Impératrice». Injustement accusée d’incompétence, de nullité, on l’a trop souvent décrit comme stupide, catholique intransigeante, mauvaise conseillère et même « cocotte ». Etait-ce vrai ?

 

Corday« J’ai tué un homme pour en sauver cent mille.» a dit Charlotte Corday après avoir assassiné Marat. Par cet acte très symbolique, accomplit par elle seule et au nom des principes de 1789, elle devint la femme la plus célèbre de la Révolution, surnommée plus tard "ange de l'assassinat" par Lamartine. Le geste de Charlotte Corday n’a pas pour autant apaisé la France, qui sombre dans la folie meurtrière de la Terreur.

 

agnes_sorel

Depuis son sacre à Reims en 1429, la vie de Charles VII est émaillée de victoire sur les anglais et la France peu à peu reconquise en cette fin de guerre qui dura cent ans (1348-1453). Le roi, qui jusque là était confiné à Bourges avec sa cour, rongé par le doute et la légitimité de sa naissance, a repris confiance en sa destinée. Pour fêter ces victoires, une grande fête fut organisée au château narbonnais de Toulouse en 1444. Charles VII, accompagné de son épouse Marie d’ Anjou et des gens de sa cour, recevait les hommages de ses invités. Il ne se doutait pas que ce serait le lieu d’une rencontre qui allait bouleverser sa vie. Agnès Sorel, future dame de beauté, va entrer en scène.