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1illustratedDans le camp, tout se joue très vite. Les premiers à avoir senti venir le danger sont les conducteurs d'attelages civils, qui ont déjà commencé à partir en direction de Rorke's Drift. Bientôt, la piste se trouve embouteillée, alors que les soldats tentent vainement de rétablir une ligne de défense. Plusieurs compagnies sont déjà dispersées : les hommes qui ne courent pas assez vite sont rattrapés et impitoyablement transpercés à coups de lance. Devant l'irruption des Zoulous au milieu des tentes et des wagons, le sauve-qui-peut devient général.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (5/7)

1ntshingwayokamgodikhozaL'espace de quelques minutes, cavaliers indigènes et coloniaux parviennent à contenir l'avance des Zoulous. Mais ces derniers sont trop nombreux, et la compagnie Raw, comme les autres, doit décrocher vers le camp. Avant qu'ils ne donnent l'alerte, un guetteur posté au sommet d'Isandlwana informe Pulleine et Durnford que des centaines de Zoulous sont visibles sur le plateau, apparemment en train de se diriger vers le sud-est.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (4/7)

1offensivePartis de Pietermaritzburg, la capitale du Natal, la colonne Chelmsford établit une base avancée à Helpmekaar, puis loue la mission protestante de Rorke's Drift pour en faire un poste intermédiaire. Celle-ci est située à un peu plus d'un kilomètre d'un passage rocheux sur la Buffalo – ce qu'on nomme en jargon topographique sud-africain un drift, d'où le nom de la localité – qui permet de la franchir à gué. C'est là que les hommes de Chelmsford, après avoir laissé une compagnie du II/24ème à la mission, entrent au Zoulouland, le 11 janvier 1879.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (3/7)

1nonkosiÀ partir de 1820, les Britanniques vont tenter « d'angliciser » de manière accélérée la colonie du Cap, en particulier sur sa frontière orientale. Cela les conduit à affronter les Xhosas, avec lesquels les Hollandais sont déjà entrés en guerre à trois reprises, et les Anglais deux fois depuis qu'ils contrôlent la colonie. Trois autres guerres sont encore livrées entre 1834 et 1853. Mais ce sont les Xhosas eux-mêmes qui finissent par se porter le coup de grâce : motivés par une prophétie millénariste, la plupart d'entre eux massacrent leur propre bétail et détruisent leurs récoltes. La famine qui s'ensuit, entre 1856 et 1858, rend les Xhosas dépendants de l'aide des colons blancs. Affaiblis, les Xhosas ne conservent plus qu'un territoire restreint – la « Cafrerie » – à l'est du fleuve Kei.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (2/7)

1guerriersLe 22 janvier 1879, la toute puissante Angleterre victorienne essuie, au pied d'une montagne d'Afrique du Sud, une des plus complètes et humiliantes défaites militaires de son histoire. Pendant britannique de ce que la bataille de Little Bighorn fut aux États-Unis d'Amérique, Isandlwana fut infligée à un Royaume-Uni sûr de sa force et de sa supériorité par des guerriers armés pour la plupart de lances et de boucliers en peau de bêtes : les Zoulous. Au lendemain de la disparition de Nelson Mandela, retour sur une histoire sud-africaine marquée par les migrations et les affrontements.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (1/7)

1wolseleyLes Zoulous sont alors trop affaiblis pour lancer de nouvelles attaques et se mettent sur la défensive. Cetshwayo multiplie les propositions de paix à Chelmsford, mais celui-ci les rejette. Le général est bien décidé à restaurer intégralement sa réputation, mise à mal par les revers ayant marqué le début de sa campagne, en remportant une victoire décisive avant que Wolseley n'arrive pour le remplacer. Il fait donc accélérer les préparatifs pour une offensive renouvelée, en dépit des protestations de John Colenso, l'évêque anglican du Natal, qui a pris fait et cause pour les Zoulous.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (7/7)

1disraeliLes 24 heures qui viennent de s'achever vont ébranler l'Empire britannique. La nouvelle du désastre d'Isandlwana parvient à Londres début février. Le cabinet Disraeli se retrouve rapidement contraint de poursuivre la guerre jusqu'à un terme victorieux. Premièrement, l'honneur de la nation exige d'être lavé – fût-ce dans le sang des Zoulous. Deuxièmement, l'aveu d'une défaite face à une nation indigène impacterait tout le reste de la politique coloniale britannique. Troisièmement, les élections législatives de 1880 approchent, et Disraeli tient, naturellement, à conserver le pouvoir.

 


La bataille d'Isandlwana, 22 janvier 1879 (6/7)

camerone2Nous fêtons cette année les 150 ans de la bataille de Camerone, épisode fondateur dans la Légion étrangère qui le célèbre chaque année. L’anniversaire de cette bataille est l’occasion de replacer cet événement mineur de l’Histoire dans le contexte de l’expédition mexicaine lancée par Napoléon III, et de comprendre comment il a été essentialisé par la Légion au point de devenir la clef de voûte de sa tradition.

 


La bataille de Camerone (30 avril 1863)

gettysburgLa bataille de Gettysburg, qui se déroula du 1er au 3 juillet 1863 à Gettysburg en Pennsylvanie, est considérée comme le tournant de la guerre de Sécession (1861-1865). Les nordistes y remportèrent une victoire couteuse mais décisive sur les sudistes, qui en sortirent durablement affaiblis et ne purent jamais reprendre l'offensive.

 


La bataille de Gettysburg (1863)

La_Charge_du_9e_cuirassier__Morsbronn._Source__Muse_Saint-Remi2Dans la culture populaire, la bataille de Frœschwiller-Woerth est conne sous le nom de « bataille de Reichshoffen », du nom des fameux cuirassiers dits « de Reichshoffen » qui se sacrifièrent héroïquement le 6 août 1870 lors de charges inutiles contre un ennemi bien plus nombreux et puissamment armé, durant la guerre franco-prusienne de 1870.

 


La bataille de Reichshoffen (1870)