La ligne Maginot, symbole de la défaite de 40

Histoire Universelle | La Seconde Guerre Mondiale

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La ligne Maginot était un système de fortifications construit de 1928 à 1938, situé sur la frontière nord-est de la France. Elle porte le nom du ministre de la Guerre de l'époque, André Maginot, qui fit adopter ce projet de défense par le Parlement en 1930. Après le traumatisme de la Première guerre mondiale, le but recherché était de rendre impossible une nouvelle invasion allemande et de rendre inviolable le territoire français. La ligne Maginot sera associée au douloureux souvenir de la défaite de 1940 : dans la mémoire collective, elle en porte une lourde part de responsabilité, symbolisant l’immobilisme, la sclérose et l’archaïsme de l’armée française, strictement cantonnée dans une stratégie défensive inadaptée à la réalité de la guerre moderne, rapide et mobile. 

  

Une conséquence de la Première Guerre mondiale

Á l’issue de la Première Guerre mondiale, la France se doit de revoir intégralement sa stratégie militaire. En effet, l’expérience de la guerre consacre un changement radical dans la manière de faire la guerre : avec l’apparition de l’aviation, de l’armée blindée et le développement d’une artillerie pléthorique et extrêmement destructrice, le simple soldat à pied se retrouve bien démuni, comme en témoignent les pertes effrayantes de l’armée française durant toute la guerre. La stratégie de l’offensive à outrance qui avait été celle de l’état-major français en 1914 n’est plus viable, et une nouvelle stratégie doit donc être définie.

Au début des années 1920, deux doctrines rivales s’affrontent ainsi : celle de Foch qui préconise la création d’une armée mobile rapidement mobilisable, et celle de Joffre et tout particulièrement de Pétain que l’expérience de la guerre a convaincu qu’un front défensif continu est invulnérable et que c’est donc sur ce dernier que doit s’appuyer la défense de la France.

De plus, le traité de Versailles a rendu à la France l’Alsace et la Lorraine. Ces nouveaux territoires, riches et très peuplés devront donc nécessairement être pris en compte dans la nouvelle politique de défense française, car l’ancienne ligne de forts qui court de Montmédy à Belfort ne peut assurer la défense de ces territoires en cas de nouvelle guerre, guerre dont la crainte hante constamment l’état-major français.

La Première Guerre mondiale a également permis une réhabilitation des fortifications. En effet, la chute rapide des forts belges dans les premiers jours d’août 1914 avait convaincu l’état-major de la vanité de ce genre de fortifications et avait fait désarmer les forts. C‘est pourquoi les dizaines de forts Séré de Rivières construits dans les années 1880 ne servirent pratiquement pas durant la première phase de la guerre, et que les troupes se portèrent loin en avant des forts au contact des Allemands, c’est pourquoi également les forts tombèrent si rapidement aux mains des Allemands dans les premiers jours de la bataille de Verdun.

Mais c’est cette même bataille qui va permettre la réhabilitation de la fortification : la résistance du fort de Vaux, le rôle important du fort de Souville au cours de la bataille vont faire prendre conscience à l’état-major de l’utilité des fortifications, et les leçons tirées de cette bataille seront cruciales dans les années à venir. La nouvelle stratégie sera donc résolument défensive, elle s’appuiera sur des fortifications massives abritant une artillerie efficace.

Les nouvelles fortifications françaises vont donc être bâties en suivant ces principes : protection de la frontière du Nord-Est face à l’Allemagne et du Sud-Est face à l’Italie suivant le principe du front continu afin d’établir une ligne de feu sans interruption tout au long des fortifications. L’épine dorsale du dispositif sera constituée d’ouvrages fortifiés profondément enterrés dont les différents organes seront le plus dispersés possible et possédant des équipements permettant aux équipages de vivre et de se battre pendant des mois sans avoir aucun contact avec l’extérieur. Voici le dispositif dont la construction sera confiée à partir de 1922 à la Commission de Défense du Territoire (CDT) puis à la Commission de Défense des Frontières (CDF).

La construction de la ligne Maginot

Ces deux commissions auront pour mission de définir la nature et le tracé des nouvelles fortifications. Ce ne seront pas elles en revanche qui mettront en œuvre la construction des fortifications, il s’agit seulement d’un organe de réflexion où s’opposeront différentes conceptions de la fortification. Fin 1925, le Conseil Supérieur de la Guerre approuve le rapport de la commission qui prévoit la construction d’un dispositif de fortifications discontinu, et ce dès le temps de paix.

Le projet présenté en novembre de l’année suivante prévoit la création de 3 régions fortifiées – c’est-à-dire de 3 lignes continues de fortifications séparées par des espaces non fortifiés tels les rideaux fortifiés de Séré de Rivières – centrées autour de Metz, la vallée de la Lauter et Belfort ainsi que des positions fortifiées en arrière des positions principales. Ce projet est peu à peu allégé pour parvenir au projet final de 1929 qui prévoit la création de 2 régions fortifiées (Metz et Lauter), une ligne de défense spécifique le long du Rhin en Alsace ainsi que l’organisation défensive des Alpes.

En 1927, la Commission d’Organisation des Régions Fortifiées (CORF) est créée. Son rôle sera de mettre en application les décisions de la CDF et c’est elle qui sera le principal artisan de la ligne Maginot. Comprenant les meilleurs spécialistes des trois armes concernées par la ligne Maginot – artillerie, infanterie et génie – elle sera chargée d’établir le tracé définitif des positions, mettre en œuvre les chantiers et les matériels. La CORF créa des délégations régionales à Metz et Strasbourg auxquelles seront subordonnées les chefferies locales du Génie (Thionville, Bitche, Mulhouse, Belfort, Nice, entre autres). L'immensité de la tâche, l'énormité des chantiers, le nombre des problèmes techniques, la responsabilité écrasante laissés à la charge des techniciens et des officiers qui travaillèrent à cette oeuvre gigantesque exigea de faire appel à l'élite scientifique et technique du pays.

Il ne reste plus qu’à faire approuver le projet par les institutions politiques. Le projet de la CORF est approuvé par le Conseil des Ministres début 1929. Lorsque André Maginot succède à Paul Painlevé au ministère de la Guerre fin 1929, c’est lui qui est chargé de reprendre le dossier. C’est lui qui fait voter le projet à la Chambre des Députés et au Sénat où il sera approuvé à plus de 90% des voix. Le 14 janvier 1930, il fait voter une loi qui prévoit l’allocation de 2,9 milliards de francs sur 5 ans aux chantiers de fortification. Mais, dans les faits, les travaux ont déjà commencé depuis longtemps.

Fin 1928, le premier ouvrage de la ligne Maginot est mis en chantier : il s’agit de l’ouvrage du Rimplas, dans les Alpes, face à l’Italie, alors que la majeure partie des fortifications sera ensuite tournée vers l’Allemagne. La plupart des grands ouvrages du Nord-Est sont mis en chantier en 1929. Les blocs sont coulés et armés entre 1929 et 1934. La plupart des ouvrages sont opérationnels dès 1935, même si de nombreux travaux doivent encore être effectués pour améliorer notamment le confort à l’intérieur des ouvrages.

Parallèlement, des centaines de casemates et des milliers de petits blockhaus sont construits d’après les plans de la CORF et des millions de rails sont plantés afin d’établir le long de la frontière Nord-Est une immense barrière antichar. En 1936, l’essentiel de la ligne Maginot est construit et opérationnel, et la CORF est dissoute, ce qui ne signifie cependant pas que la construction de la ligne Maginot cesse pour autant.

Des contraintes bugétaires et techniques

Tout au long de la construction, la CORF a constamment été pressée par le budget, soit du fait de dépenses imprévues dues notamment à certains sols exigeant des dispositions particulières, soit aussi du fait de l’inflation très forte dans ces années. Pour ces raisons, les ambitions de la CORF ont dû être constamment revues à la baisse, ce qui signifie abandonner la construction de certains blocs, de certaines casemates, voire même de certains ouvrages entiers. Cela créa ainsi de graves faiblesses dans certains secteurs.

En 1934, cependant, une seconde tranche de travaux est lancée pour équiper certains secteurs délaissés par la première tranche de travaux : on fortifia ainsi la frontière avec la Belgique de Longuyon à Willy et la région de Faulquemont. Mais les ouvrages construits dans cette seconde période bénéficièrent d’un budget bien moindre et furent donc de bien moins bonne qualité que les ouvrages construits dans la période précédente.

Après la fin du mandat de la CORF en 1936, la construction de la ligne Maginot se poursuivit sous l’égide de la Main d’Œuvre Militaire (MOM) ou des Services Techniques du Génie (STG) de chaque région, suivant des plans tracés par les officiers présents sur place. Ces réalisations tardives souffriront non seulement d’un important manque de moyens mais surtout d’un flagrant manque de cohérence, étant donné que chaque secteur suivait des plans tracés par les officiers du secteur dont la tactique pouvait différer radicalement de celle du secteur voisin. Ces campagnes de construction isolées ne cesseront pas avec la déclaration de guerre et se poursuivront parfois jusqu’en juin 1940. Parallèlement à la construction proprement dite, une campagne d’innovation technique dut être lancée pour équiper les nouvelles fortifications.

Dès 1936, la France possède un système de fortifications flambant neuf et en apparence invulnérable. Les années qui suivirent et en particulier, bien sûr, le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale vont donner l’occasion à la ligne Maginot de prouver ses qualités dans la bataille. En effet, la ligne Maginot a joué un véritable rôle stratégique dans la campagne de France, rôle qui est bien souvent inconnu du grand public de nos jours quand bien même les combats qui s’y déroulèrent furent d’une grande violence.

La ligne Maginot dans la guerre  

Sitôt les gros ouvrages mis en service, ils sont occupés par des troupes spécialisées créées pour l’occasion, les troupes de forteresse, comprenant des détachements d’infanterie, d’artillerie et du génie. Ces troupes sont en temps de paix stationnées dans des casernes à l’arrière des ouvrages qu’elles occupent à la moindre alerte. Ainsi, dès avant la déclaration de guerre en septembre 1939, la ligne Maginot sera mise en alerte à plusieurs reprises au gré des convulsions des relations diplomatiques franco-allemandes.

Ce sera notamment le cas lors de la remilitarisation de la Rhénanie en mars 1936 ou de l’Anschluss en mars 1938. Cependant, le 23 août 1939, lorsque les réservistes sont mis en alerte, l’occupation sera définitive. Durant l’automne et l’hiver 1939-1940, comme sur le reste du front, il ne se passe aucun événement notable sur la ligne Maginot à l’exception de quelques escarmouches et quelques combats aériens. La moitié de l’armée française – les 3e, 5e et 8e armées – massée derrière la ligne sera totalement passive durant ces neuf mois de drôle de guerre. 

Le 10 mai 1940, l’armée allemande lance sa grande offensive contre la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France. L’armée française stationnée derrière la frontière belge s’élance aussitôt à la rencontre des troupes de la Wehrmacht en Belgique tandis les troupes de la ligne Maginot restent sur leurs positions. De fait, dans les premiers jours de campagne, le champ de bataille restera éloigné de la ligne Maginot. 

Le premier contact important entre l’armée allemande et les fortifications de la ligne Maginot aura lieu le 16 mai 1940 au niveau de l’ouvrage de la Ferté, à proximité de Montmédy. Il s’agit d’un petit ouvrage de moindre qualité construit à partir de 1934, mais c’est le premier ouvrage de la ligne Maginot que les Allemands vont avoir l’occasion d’attaquer. Ils vont donc mettre toutes les chances de leur côté et déchaîner sur les deux casemates un déluge d’obus auquel le modeste ouvrage n’est absolument pas en mesure de résister. Trois jours de bombardement incessant noieront de fumée l’intérieur de l’ouvrage et causeront la mort par asphyxie des 107 soldats de l’équipage. 

En dehors de cet épisode tragique, l’essentiel de la ligne Maginot reste à l’écart des grands axes de l’offensive allemande. Craignant la résistance des fortifications, les Allemands ne lanceront que très tardivement des assauts contre la ligne elle-même. Il faut en réalité attendre le début de l’évacuation des troupes de la ligne Maginot, après que Weygand eut donné son ordre de repli général de l’armée, le 12 juin, pour que les Allemands se décident à attaquer la ligne Maginot. À cette date, l’armée française est déjà vaincue et ne peut plus opposer de résistance efficace à la Wehrmacht. Les troupes de la ligne Maginot restent alors le seul corps de l’armée française à tenir encore leurs positions et à posséder encore tout leur armement et leur matériel. 

Cependant, lorsque les Allemands lancent leur première grande offensive contre la ligne Maginot, la majorité de ses troupes de garnison est encore en place. La Wehrmacht a choisi d’attaquer dans la vallée de la Sarre. La ligne Maginot est constituée en cet endroit d’une série de petites casemates et de grandes étendues d’eau artificielles créées pour former une ligne de défense. Le 14 juin 1940, après un bombardement d’artillerie et d’aviation, les Allemands se lancent à l’assaut de la ligne fortifiée. 

Les combats font rage toute la journée dans les bois de la vallée de la Sarre. Au soir, les troupes françaises, renforcées par quelques unités polonaises, ont réussi à repousser les Allemands au prix de 500 morts. La Wehrmacht, elle, a perdu plus de 1000 hommes. Paradoxalement, il s’agit de la plus grande victoire française de la campagne de 1940, remportée le jour même de la chute de Paris. 

Mais il s’agit d’une victoire sans lendemain. Les troupes de la Sarre, comme le reste de l’armée française, doit se replier et elle quitte presque aussitôt les positions qu’elle a défendues avec acharnement le 14 juin. Les Allemands peuvent donc passer sans encombre. Le repli général de toutes les troupes de campagne ne va laisser à la ligne Maginot que 22 000 défenseurs du Luxembourg à la Suisse. 

Dès lors, les Allemands vont pouvoir profiter de cette trouée qui coupe la ligne Maginot pour encercler cette dernière. Bientôt, la plupart des ouvrages fortifiés se retrouvent attaqués de tous les côtés. Le 15 juin, l’armée allemande lance une offensive sur le coin de la ligne Maginot en Basse-Alsace. Pendant plusieurs jours, les Allemands tenteront de franchir la ligne de fortifications, mais ils échoueront. Le 19 juin, une nouvelle attaque allemande est lancée dans les Vosges.

La crête de la chaîne de montagnes n’est défendue que par une série de petites casemates que le repli de l’artillerie de campagne a privée de tout soutien. Elles ne pourront donc que résister durement avant d’être prises. Le 16 juin, les Allemands avaient également profité du repli français dans la vallée du Rhin pour lancer une audacieuse opération amphibie. En état de très forte infériorité numérique et quasiment sans soutien d’artillerie, les Français ne purent mener qu’une bataille de retardement avant de se replier petit à petit. Les combats feront cependant rage jusqu’à l’entrée en vigueur de l’armistice signé entre la France et l’Allemagne le 22 juin. 

Les combats ne se déroulent cependant pas uniquement dans le Nord-Est. Le 10 juin 1940, l’Italie avait déclaré la guerre à la France et lancé une offensive contre les fortifications françaises des Alpes. Malgré une importante supériorité numérique, l’avancée italienne fut laborieuse et connut de grandes difficultés à cause notamment de l’efficacité des fortifications de la ligne Maginot des Alpes. 

Après l’armistice 

Lorsque l’armistice entre en vigueur, le 24 juin 1940, la ligne Maginot est globalement intacte. Aucun grand ouvrage d’artillerie ne s’est rendu aux Allemands. Quelques casemates et petits ouvrages se sont rendus à la Wehrmacht à partir du 20 juin mais ni l’artillerie – les Allemands utilisèrent des canons de 420mm – ni les bombardements aériens n’ont réussi à mettre hors d’état de nuire les forteresses de béton et d’acier. Lorsque les combats cessent, les deux ennemis restent face à face et la situation se révélera assez délicate à résoudre. Selon les lois de la guerre, les troupes de la ligne Maginot étant invaincues, elles doivent pouvoir se retirer sans être emprisonnées, ce que refusent les Allemands. Les négociateurs français à la commission d’armistice sont contraints de céder.

Durant plusieurs jours, une délégation militaire française porteuse des ordres du gouvernement va donc faire la tournée de tous les ouvrages de la ligne Maginot pour organiser la reddition et le départ en captivité de toutes les garnisons. Le 1er juillet 1940, les 22 000 défenseurs de la ligne Maginot quitteront leurs ouvrages pour les livrer aux Allemands. Comme deux millions de soldats français, ils vivront près de cinq ans de captivité en Allemagne. 

Durant l’Occupation, les Allemands mettent à profit le potentiel que représente la ligne Maginot. Certains ouvrages servent à tester les nouvelles armes allemandes, d’autres deviennent de véritables usines de guerre souterraines à l’abri des bombardements alliés. 

Lorsque la perspective d’une attaque alliée contre l’Europe devint de plus en plus probable, les Allemands imaginèrent de grands projets pour retourner la ligne Maginot et en faire une vaste ligne de défense tournée vers l’Ouest. Mais, quand les Américains parviennent au contact des arrières de la ligne Maginot, en octobre 1944, aucune modification notable n’aura été opérée par les Allemands. En certains endroits, la ligne Maginot gênera la progression alliée mais elle ne joue pas de véritable rôle stratégique durant cette campagne. Avant de quitter certains ouvrages, les Allemands procèderont parfois à des destructions à l’explosif. 

L'abandon progressif de la ligne Maginot

Une fois la paix revenue, la ligne Maginot n’est pas désaffectée pour autant. Elle occupe désormais une place dans la stratégie de l’OTAN puisqu’elle est envisagée comme ligne de défense face à une éventuelle offensive soviétique sur l’Europe de l’Ouest. Cependant, si la ligne Maginot avait été à la pointe de la technique militaire en 1939-1940, elle est totalement dépassée face aux nouveaux matériels d’artillerie, à l’heure de la guerre froide et de la bombe atomique. 

Au cours des années 1960, la ligne Maginot est peu à peu délaissée par l’armée. De très nombreux ouvrages sont purement et simplement abandonnés et tombent en ruine dans l’oubli. D’autres restent encore de nos jours occupés par l’armée, notamment l’ouvrage du Hochwald en Alsace qui abrite aujourd’hui une des plus importantes bases radar en Europe. D’autres enfin ont été acquis par des associations d’amateurs qui les ont restaurés et les ont ouverts au public. Il est désormais possible de visiter certains de ces lieux qui ont joué un rôle important bien que trop souvent méconnu au cours de la campagne de 1940.

Les troupes de forteresse auront finalement fait honneur à la devise de leur corps "On ne passe pas".

Bibliographie

L'histoire de la ligne Maginot de Jean-Pascal Soudagne, Ouest-France, 2010.

La Ligne Maginot: Conception, réalisation, destinée, d' Henri Ortholan. Editions Bernard Giovanangeli, 2021.

 

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