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Retour_NapoleonLe 1er mars 1815, après s'être échappé de l'île d'Elbe, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec quelques soldats. Son passage suscita l'enthousiasme des populations dans les villes et les campagnes. Ralliant à Laffrey les troupes envoyées pour le stopper, puis celles de Ney, le 14 mars, il arriva aux Tuileries le 20 mars, au lendemain de la fuite de Louis XVIII. Le jour suivant, il obtint le soutien de Murat. Le mécontentement de la population, en particulier les demi-soldes attribuées aux vétérans des guerres napoléoniennes, avait persuadé Napoléon de rentrer en France pour tenter de rétablir l'Empire.

Dès son arrivée à Paris, napoléon forme un nouveau gouvernement, qui comprend Fouché à la Police et Lazare Carnot à l'Intérieur, deux anciens révolutionnaires. Benjamin Constant, qui avait été un opposant de Napoléon, fut chargé de rédiger une constitution. Ce furent les Actes additionnels aux constitutions de l'Empire, promulgués le 22 avril. Destiné à rallier les notables, ce texte déçut les libéraux, car il ne rétablissait pas le suffrage universel. Il n'obtient qu'un soutien mitigé lors du plébiscite du 2 juin. La Chambre des députés réunie le lendemain comprenait une écrasante majorité de libéraux.

Le 3 mai, les troupes napoléoniennes commandées par Murat avaient subi un premier revers à Tolentino contre les Autrichiens. Mis au ban de l'Europe le 31 mai, Napoléon lança une offensive en Belgique (15 juin), à la tête d'une armée de 120 000 hommes seulement. Après une première victoire sur Blücher, à Ligny, il dut affronter les Anglais et les Prussiens qui venaient d'effectuer leur jonction. La défaite de Waterloo, le 18 juin, réduisit à néant les rêves de l'Empereur, qui dut abdiquer une seconde fois le 22 juin et fut exilé à Sainte-Hélène.

Les Cent-Jours aboutirent à un second traité de paix, beaucoup plus défavorable à la France. Le pays se retrouvait avec un territoire légèrement inférieur à celui de 1789, fut astreint à payer d'importants dommages de guerre et dû subir une occupation de cinq ans. Les partisans des Cent-Jours furent exclus de l'amnistie décrétée à la Restauration.