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Sigisbee-CicisbeoAu XVII è siècle, apparaissait une coutume italienne de « sortie dans le monde à trois personnes » : le mari, la femme et le sigisbée, que certains appellent « le mariage à trois ». Ces personnages particuliers qu'étaient les sigisbées, pouvaient être assimilés au « chevalier servant » de la dame noble, dans l'Italie du XVIII è siècle. Il avait un rôle et une fonction spécifique parfaitement définis : tenir compagnie, accompagner la dame dans ses sorties, mais toujours avec l'accord du mari et avec des limites bien précises.

 


Les sigisbées, quand l'Italie invente le mariage à trois

secret-du-chevalier-d-eonA quelques mois de la pose de la première pierre de la future église russe en plein centre de Paris concrétisant les liens entre les deux puissances, et alors que la Russie était très recherchée comme partenaire au XIX è siècle, leurs relations étaient plus ou moins froides au XVIII è siècle. Essayons de comprendre pourquoi.

 


Les relations franco-russes au XVIIIe siècle

FranklinBenjamin Franklin reste dans la mémoire collective comme étant le père fondateur des Etats Unis, le rédacteur de la Constitution américaine, l’inventeur d’appareils divers ; mais on connait un peu moins ses activités annexes comme le journalisme, l’écriture, et sa folle passion pour l’humour. Ainsi, il peut véhiculer ses idées au travers de lettres et d’articles de journaux surprenants, truffés de conseils curieux, toujours sur un ton plaisant, comme certains que nous rapportons ici.

 


Les facéties de Benjamin Franklin
La déclaration d'indépendance des Etats-UnisLa déclaration d’Indépendance des États-Unis fait partie de ces textes qui ont profondément changé le monde. Signée le 4 juillet 1776, à Philadelphie, cette déclaration a bouleversé le monde de la fin du XVIIIe siècle. Il y eut un avant et un après cette déclaration. Par certains côtés, elle est l’aboutissement et la concrétisation de l’esprit des Lumières. Pour autant, elle est profondément « américaine ». Se pencher sur la genèse de ce texte, c’est aussi se pencher sur les causes de la première guerre d’indépendance issue de la colonisation.

 


La Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis

hommebetailSi l’esclavage existe depuis l’Antiquité, la traite s’en distingue par plusieurs points qu’il conviendra de définir ici. Ensuite, s’il a existé une traite arabe, une traite intra-africaine (ou saharienne) et une traite dans l’océan Indien, que certains jugent trop souvent occultées, elles n’ont pas atteint l’ampleur de la traite atlantique, qui possède elle aussi ses spécificités. Pour une introduction à l’étude de cette traite, démarrer au XVe siècle, avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, est nécessaire afin de replacer la traite occidentale dans un processus global, qui ne cessera qu’avec les abolitions au XIXe siècle, et aura bien des conséquences jusqu’à nos jours.

 


La traite atlantique (XVe-XIXe siècles)

john_lawJohn Law de Lauriston fut un visionnaire au XVIIIe siècle, en créant des billets de banque, pour remplacer les pièces de monnaies trop encombrantes et peu pratique dans les échanges commerciaux, en instaurant des crédits, des comptes courants, en poussant le peuple à acheter des actions. Le monde entier de la finance repose sur ce système, les bases en sont les mêmes : achats et reventes d’actions, spéculations, investissements, intérêts, renflouement d’argent : rien n’a vraiment changé depuis …

 


Le système Law et le krach de 1720

Taccola_Vitruvian_manA l’époque moderne, le prince exige la même chose des arts et des sciences, par le biais du mécénat et de l’académisme. Il entretient des savants et des artistes, les protège et leur offre un espace de liberté pour dans le même temps contrôler et normer la science sous une orthodoxie. De plus, l’aspect utilitaire n’est pas négligé et le prince cherche à tirer profit de ses rapports avec les savants. La période qui nous intéresse est aussi celle de la « révolution scientifique », et on peut donc se demander en quoi le prince, par ses rapports avec les sciences, est un acteur de cette révolution.

 


Le prince, les sciences et les techniques (XVe-XVIIIe siècles)

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Rackham le Rouge, connu des fans de Tintin comme héros du « Secret de la Licorne », n’est pas un personnage totalement fictif ! Ce pirate que l’on appela Jack Rackham écuma les mers de Jamaïque à bord du Revenge en compagnie des deux pirates les plus sulfureuses de l’histoire de la flibuste : Anne Bonny et Mary Read ! Une légende épique qui n’a rien à envier à la quadrilogie « Pirates des Caraïbes » qui utilise d’ailleurs l’étendard de Rackham (deux sabres surmontés d’une tête de mort) pour flotter au grand mât du Black Pearl

 


La véritable histoire de Rackham le Rouge ! (Jack Rackham)

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4 Juillet 1776, Philadelphie. Après plus de trois semaines de labeur et de négociations serrées, Thomas Jefferson peut enfin s’avouer satisfait. Les 56 délégués du Second Congrès continental viennent d’approuver une Déclaration d’Indépendance qui est largement son œuvre. Les Etats-Unis d’Amérique viennent de voir le jour.

 


La déclaration d'indépendance des Etats-Unis (4 juillet 1776)

franc_macon_1La Franc-maçonnerie véhicule tout un tas de fantasmes, en particulier celui du complot (associé aux Juifs), théorie qui connait un nouveau succès. Mais nous n’allons pas à nous intéresser à cela ici ; nous allons examiner les rapports entre Franc-maçonnerie, Lumières et crise de l’Ancien Régime et par ce biais nous demander si la Maçonnerie est à l’origine, au moins en partie, de la Révolution française. Car, au-delà du fantasme du complot mondial, la Franc-maçonnerie est aussi « accusée » d’être derrière la Révolution

 


Franc-maçonnerie, Lumières et crise de l'Ancien Régime

S_Grande_BretagneLe 1er mai 1707 l’Acte d’Union signé par les Parlements d’Angleterre et d’Ecosse prend effet. Il donne naissance au Royaume de Grande Bretagne et met définitivement fin la rivalité séculaire qui opposait Londres et Edinbourg. Ce traité résulte du processus de rapprochement entre les deux royaumes initié après l’accession au trône d’Angleterre du roi Jacques VI d’Ecosse en 1603...

 


Naissance de la Grande-Bretagne (1er mai 1707)

lumires

Les bouleversements politiques et économiques qui affectèrent l’Europe du XVIIIe siècle changèrent le cours de l’histoire. La révolution sema le trouble et la violence aux quatre coins du continent, tandis qu’en Grande-Bretagne, les prémices de la révolution industrielle annonçaient l’apparition des machines et des usines, mais aussi d’importantes mutations sociales comparables à celle engendrées par le nouveau régime en France. Souvent appelé siècle des lumières, le XVIIIe siècle fut marquée par le mouvement culturel du même nom, qui s’épanouit en partie en réaction aux conflits religieux du siècle précédent.

 


L'Europe du siècle des lumières
byng150John Byng : un nom totalement inconnu en France. Et pourtant, beaucoup de français en ont entendu parler sans en avoir conscience. Voltaire le mentionne en effet au début d’un de ses ouvrages les plus étudiés au lycée, Candide. Il y dépeint l’exécution d’un amiral coupable d’avoir perdu une bataille, avec cette citation : « Dans ce pays-ci, il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres ». Nulle invention de la part du philosophe des Lumières : cet amiral, c’est John Byng, passé par les armes le 14 mars 1757.

 


L’exécution de l’amiral Byng et la puissance navale anglaise
Nouvelle franceOn a souvent tendance à l’oublier, mais l’Amérique du nord n’a pas toujours été anglo-saxonne. Ce fut même, avec l’Inde, le premier empire colonial français, de Québec à la Nouvelle-Orléans. Dès le début du XVIe siècle, de courageux et intrépides explorateurs arpentèrent le nouveau monde, de l’embouchure du St Laurent au delta marécageux du Mississippi en passant par la région des grands lacs, en quête d’un hypothétique passage vers l’orient. Bientôt suivis par des colons venus de l’ouest de la France et par des missionnaires, ils fondèrent la Nouvelle-France, une immense colonie qui couvrait alors plus de la moitié du continent nord-américain.
 
L’histoire de la Nouvelle-France commence en 1524. Le roi François 1er décide qu’il est grand temps de taquiner son rival Charles Quint outre-mer, et commandite une expédition qui est confié à l’italien Verrazano. Celui-ci remonte la cote atlantique depuis la Floride, à la recherche d’un passage vers la Chine, découvrant chemin faisant l’Acadie, à l’est du Canada. Quelques années plus tard, François 1er confie à Jacques Cartier la mission de poursuivre l’exploration de cette région et d’y fonder une colonie. Cartier explore l’embouchure du St Laurent puis remonte le fleuve, mais son expédition est emportée par les maladies, et il ne parvient pas à implanter une colonie.
 
Empêtrée dans les guerres de religion, la royauté française se désintéresse rapidement de cette contrée hostile ou il n’y a été trouvé aucun or. Les quelques tentatives d’implantation qui suivront durent la seconde moitié du XVIe ne seront guère plus fructueuses, mais seront riches d’enseignements pour les expéditions qui reprennent plus sérieusement sous le règne d’Henri IV. Des comptoirs sont créés en Acadie, qui sera plus tard l’objet d’une lutte féroce entre Anglais et Français, et Samuel de Champlain fonde la ville de Québec en 1608. Pour conforter une position précaire et protéger le commerce de la fourrure, Champlain passe une alliance avec des tribus indiennes dont les hurons, s’attirant l’animosité de leurs rivaux iroquois.
 
Coincé au milieu des rivalités entre indiens, cet embryon de colonisation, dont l’économie repose sur la pêche, l’agriculture et le commerce de la fourrure, peine à se développer, faute de colons en nombre suffisant. On en compte alors que quelques centaines lorsque Champlain meure en 1635 alors que les anglais, fuyant les persécutions religieuses, s’implantent par milliers sur la cote est des Etats-Unis. Une nouvelle dynamique est impulsée par une compagnie de missionnaires qui fondent la ville de Montréal en 1639 qui renforce la présence française en lui ajoutant une vocation religieuse et sociale.
 
L’essor de la Nouvelle-France commence réellement en 1663 sous Louis XIV qui transforme la colonie en un établissement royal sous son contrôle direct et celui de Colbert. Un gouverneur et un intendant sont nommés par le roi pour administrer la colonie, désormais défendue contre les indiens et les anglais par un régiment royal. La population locale essentiellement masculine est renforcée par l’envoi des « filles du roi », un contingent de jeunes orphelines dotées par le souverain et expédiées dans le nouveau monde. Venus essentiellement de l’ouest de la France, les candidats au départ restent peu nombreux. Le paysan français est guère enthousiaste à l’idée de traverser les mers pour retrouver dans ces rudes contrées un seigneur et un curé, au milieu d’indiens plus ou moins avenants
 
Ainsi, malgré ces tentatives d’immigrations plus ou moins volontaires, la Nouvelle-France reste une immensité sous-peuplée, constituée essentiellement de comptoirs et de forts militaires, et sous la constante menace des anglais et des iroquois. Une rivalité qui s’envenime dès 1670 avec le développement fulgurant des colonies anglaises installées sur la cote et qui progresse vers l’intérieur du continent, essayant de capter le fructueux trafic des fourrures. Une tension qui s’envenime lorsque la colonisation française progresse en direction du sud-ouest avec la découverte et la prise de possession des territoires du Mississippi et la fondation de la Louisiane par Cavelier de la salle en 1682, qui bloque l’expansion des colons anglais vers l’ouest.
 
En 1690 les hostilités se généralisent en liaison avec les conflits européens. Les français stoppent de justesse les anglais devant Québec, mais les français doivent céder l’Acadie, Terre-neuve et la baie d’Hudson après les traités de Ryswick (1697) et d’Utrecht (1713). L’étau se resserre autour de la Nouvelle-France, qui pourtant pendant la première moitié du XVIIIe, connaît une relative période de paix et de prospérité. Mais le niveau de vie local presque supérieur à celui de la métropole ne parvient toujours pas à attirer des migrants en nombre suffisant pour contrer l’expansion anglaise (2 millions d’anglais et hollandais face à 100.000 colons français et esclaves venus d’Afrique).
 
Devant l’imminence d’un conflit, les anglais procèdent en 1754 à l’expulsion massive des colons français d’Acadie, une région passée sous leur contrôle quarante ans plus tôt. Cet épisode tragique est connu sous le nom pudique de « grand dérangement ». Une fois la région passée aux pillages et aux massacres, la population locale fut déportée vers les colonies anglaises du sud. Mal acceptés, décimés, leurs familles démembrées, leurs enfants enlevés pour en faire de bons sujets de sa majesté, les survivants s’enfuient vers la Louisiane ou ils iront fonder une colonie. Dans leur errance, beaucoup mourront de chagrin et de misère. Un nettoyage ethnique en bonne et due forme reconnu par l’Angleterre en … 2003.
 
La guerre éclate en 1755. Malgré une résistance française héroïque sous la conduite de Montcalm, le canada est rapidement submergée par les troupes anglaises, d’autant plus que la métropole n’y envoya aucun renfort. Louis XV, le « roi débile » selon le bon mot de Jean-Claude Barreau dans « les racines de la France », préférait s’empêtrer dans l’incertaine guerre de 7 ans, négligeant son empire colonial. Québec et Montréal ayant été prises, la colonie aux mains des anglais attendait l’issue du conflit sur le théâtre européen. Ce fut le catastrophique « traité de Paris » de 1763. En plus de l’Inde, la France céda à l’Angleterre la quasi-totalité de ses possessions nord-américaines.
 
Pourtant la France, première puissance européenne et disposant d’une aussi bonne marine que la « perfide Albion» aurait eu les moyens de défendre son empire colonial. Mais à la différence de l’Angleterre pour qui la domination des mers était vitale, la France était restée viscéralement ancrée dans une vision continentale des enjeux de l’époque, considérant avec mépris « les arpents de neige » du Canada. Partiellement récupérée en 1800 pour être aussitôt revendue 3 ans plus tard aux Etats-Unis par un Napoléon guère plus inspiré que le 15eme des bourbon, la Nouvelle-France et sa population passèrent aux pertes et profits de l’histoire de France. Il en reste le Québec bien sûr, noyé dans un océan aglo-saxon, des noms de famille et des noms de ville le long du missippi qui résonnent de façon familière dans nos oreilles.

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On a souvent tendance à l’oublier, mais l’Amérique du nord n’a pas toujours été anglo-saxonne. Ce fut même, avec l’Inde, l'emplacement du premier empire colonial français. Dès le début du XVIe siècle, de courageux et intrépides explorateurs arpentèrent le nouveau monde, de l’embouchure du St Laurent au delta marécageux du Mississippi en passant par la région des grands lacs, en quête d’un hypothétique passage vers l’orient. Bientôt suivis par des colons venus de l’ouest de la France et par des missionnaires, ils fondèrent la Nouvelle-France, une immense colonie qui couvrait alors presque la moitié du continent nord-américain.

 

 


Quand l'Amérique était française (la Nouvelle-France)