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MozartA l’âge où la plupart des enfants ne savent pas encore lire et écrire, Mozart composait déjà des menuets. A quinze ans il donnait ses premiers concerts à la cour de Versailles. Durant sa courte existence, il produisit une œuvre inestimable, de la « petite musique de nuit » jusqu’à son « requiem », en passant par les « noces de figaro ». Menant grand train, il meurt dans un semi-anonymat et ruiné à l’âge de 35 ans, laissant derrière lui plus de 600 œuvres au répertoire de la musique classique.

 

Le jeune Mozart, un talent prometteur

Wolfgang Amadeus Mozart naquit le 27 janvier 1756 à Salzbourg en Autriche, où son père Leopold Mozart était musicien à la cour du prince-archevêque Colloredo. Des sept enfants de la famille, seuls survécurent Wolfgang et sa sœur Maria Anna, son ainée de quatre ans. Tous deux révélèrent très tôt des dons exceptionnels pour la musique. Léopold Mozart (1719-1787), musicien de profession, auteur d’une célèbre méthode de violon, reconnaît très tôt le génie de son fils. 

Wolfgang Amadeus (qui signifie en latin aimé de Dieu) est doté de ce que l'on appelle l'oreille absolue et de mémoire eidétique ce qui le rendait capable de retranscrire une œuvre entière en ne l'ayant entendue qu'une fois. A trois ans, il étonne déjà par sa virtuosité au clavecin ; à cinq ans, il apprend à jouer du violon; un an plus tard, l'enfant prodige compose ses premiers menuets. Avec sa sœur, il joue en public parfois à l’aveugle et fait rapidement sensation. Mozart écrit son premier opéra à l'âge de onze ans suivi de deux autres un an plus tard. A treize ans, il est nommé maître de concert par le prince archevêque Schrattenbach. Il  part en tournée en Europe avec son père et sa sœur (surnommée Nannerl) provoquant partout l'émerveillement. Deux musiciens le marqueront pour toujours : Johann Schobert et Johann Christian Bach ( fils cadet de J.S. Bach) qui lui fera découvrir le pianoforte et l'opéra Italien.

Tournée européenne et retour à Salzbourg

En juin 1763, ayant obtenu un congé de son employeur, le prince-archevêque de Salzbourg, Léopold part avec sa femme, son fils et sa fille pour une grande tournée européenne (Allemagne, Bruxelles Paris, Londres, Hollande, Paris), qui durera jusqu’en novembre 1766. L'année 1768 est passée pour l’essentiel à Vienne, où Mozart compose l’opéra-bouffe La Finta semplice et le singspiel Bastien et Bastienne. De 1769 à 1773, Mozart et son père effectuent trois séjours en Italie, patrie de l'opéra, où est composé Ludo Sila (Milan, 1772). Mozart se forge ainsi un style international qui le marquera toute sa vie.

En 1773, Mozart compose à Vienne six quatuors à cordes influencés par Haydn et, en 1773-1774, à Salzbourg, quatre symphonies importantes. Exception faite d’un court séjour à Munich pour la création de l’opéra La Finta Giardiniera (janv. 1775), il ne quittera plus Salzbourg avant septembre 1777.

Salzburg Mozart maison natale

A dix-sept ans il entre au service du prince archevêque de Salzbourg mais supporte très mal d'écrire des pièces religieuses imposées. Il rencontre le compositeur Joseph Haydn à Vienne avec lequel il nouera une profonde amitié. Le jeune Mozart finit par quitter Salzbourg pour se chercher un autre poste, c'est à ce moment qu'il tombera amoureux de la jeune cantatrice Aloysia Weber provoquant la colère de son père ( lui enjoignant de penser à sa carrière) qui l'envoie à Paris avec sa mère. Il ne trouva pas davantage de poste dans une France en crise, contracta des dettes et comble de malheur sa mère tomba malade et mourut. Matériellement, son voyage s'est soldé par un échec, mais il en est revenu très mûri sur le plan artistique et humain.

La mort dans l'âme, Mozart reprendra son ancien poste à Salzbourg (que son père avait réussi à négocier). En 1778 il reçoit une commande pour l'opéra de Munich « Doménée roi de Crète » qui est un triomphe. Congédié par le prince Archevêque qui ne pouvait le comprendre, traité publiquement par lui de voyou, Mozart s'installe à Vienne dans la pension de Mme Weber en tant que compositeur indépendant. Aloysia étant mariée, il s’éprend de Constance Weber qu'il épousera et dont il aura six enfants, dont deux seulement survivront.

La période viennoise

Dans la capitale autrichienne, Mozart est reçu par plusieurs familles de la haute société, donne des leçons et se taille de francs succès comme pianiste. Grâce au baron Van Swieten, il découvre Bach et Haendel. Son opéra allemand l'Enlèvement au sérail est créé en 1782, tandis qu’il mène à bien les trois premiers des dix-sept grands concertos pour piano de ses années viennoises. De juillet à octobre 1783, il séjourne pour la dernière fois à Salzbourg, où est entendue sa solennelle Messe en ut mineur, restée inachevée.

mozart familleDébute ensuite une période d’environ deux ans et demi qui est sans doute la plus active et la plus heureuse de la carrière viennoise de Mozart. Il mène alors, avec. Haydn, le « style classique viennois » à son apogée.

En 1784 Mozart entre dans la Franc-Maçonnerie pour laquelle il écrira plusieurs pièces dont la « Musique funèbre maçonnique » et la «  flûte enchantée » qui est une véritable description de l'initiation à la Franc-maçonnerie. Libéré des contraintes familiales et de celles de ses employeurs il peut donner libre court à son immense et prolifique talent  Il compose de nombreuses œuvres qui lui feront connaître un grand succès (sonates, symphonies, concertos, opéras, pièces de musique sacrée, sérénades). Son opéra Don Giovanni sera, à la suite du décès de son père en 1787, empreint d'une forte intensité dramatique.

Le triomphe de l'opéra « L'enlèvement au Sérail », commandé par par l'empereur Joseph II suscite chez Mozart l'espoir d'être nommé « maître de chapelle Impérial », le rêve de sa vie, mais à sa grande déception, ce poste sera attribué au compositeur Italien Antonio Salieri. 

Le Requiem inachevé de Mozart

mozart requiem

Perpétuellement endetté car la famille dépense sans compter et mène grand train de vie, souvent malade, accablé de travail, Mozart s'épuise. En juillet 1791 un mystérieux inconnu (qui se révéla être le comte Walseeg-Strupach) lui commande un Requiem alors qu'il doit terminer l'opéra « La Clémenza di Tito », il travaille jours et nuits, mais privations et maladie auront raison de lui. Il meurt au petit matin du cinq décembre 1791 à l'âge de trente cinq ans sans avoir pu terminer son Requiem (que l'un de ses élèves, Franz Xaver Süssmayr complètera) et sera enterré à Vienne dans une fosse commune.

Malgré sa rivalité,( il n'existe aucune preuve qu'il fut responsable de sa mort, comme le suggère Milos Forman dans son très beau film « Amadeus ») Antonio Salieri, fut l'une des rares personnes présente à l'enterrement de Mozart car il avait, de même que Haydn, reconnu son génie musical.

Curieux, cultivé (il parlait couramment plusieurs langues dont le latin et le grec) sans cesse à l'écoute des inventions musicales et artistiques de son époque, Mozart a su jusqu'au bout faire évoluer son style au gré de ses découvertes. Voilà le génie Mozartien : s'inspirer de ses contemporains sans jamais suivre d'autre modèle que le sien propre. Symphonies, musique de chambre, concertos pour piano, opéras... Son leg est inestimable.

La puissance, l'émotion, le pathétique, l'humour, le sublime, la grâce, l'exquise élégance firent de Mozart le compositeur le plus emblématique et la plus accompli de sa génération.

Bibliographie

- Mozart de Jean Blot, biographie. Folio, 2008.

- Mozart : La lumière de Dieu, de Mildred Clary. Pygmalion 2004.

- La Flûte enchantée : Rituel maçonnique de Wolfgang-Amadeus Mozart. 2006.