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Johann_Sebastian_BachJean-Sébastien Bach, organiste allemand de l’époque baroque et maître dans l’art du contrepoint et du choral, est l’un des plus prolifiques compositeurs de l’histoire de la musique classique. La musique de Bach, dans son ensemble, va bien au-delà de la synthèse des tendances stylistiques de la musique baroque : elle revêt en effet une valeur universelle pour toute la musique occidentale moderne.

 

 

La jeunesse de Jean-Sébastien Bach

Jean Sebastien Bach 1Issu d'une exceptionnelle famille de musiciens Allemands depuis le XVe siècle jusqu'en 1840, Jean-Sébastien Bach est considéré comme l'un des plus grands génies de tous les temps. Né en 21 mars 1685 à Eisenach, il est le plus jeune d'une famille de huit enfants. Son père Ambrosius Bach l'initie très tôt au violon. Tout jeune encore il perd ses parents et c'est son frère aîné Johan Christophe Bach organiste d'Ohrdruf, qui lui fera office de père et lui enseignera l'orgue.

A l'âge de quinze ans, après avoir réussi ses examens à l'internat d'Ohrdruf le jeune Johann Sebastian Bach rentre à Lunebourg où il acquiert une formation complète. Il se passionne pour le latin et la théologie. C'est à la cour de Celle qu'il apprend quelques rudiments de Français, langue de l'aristocratie européenne, la musique étant dirigée par des Français. A l'église de St Michel de Lunebourg il découvre la musique vocale polyphonique. Il rencontre à Hambourg les meilleurs artistes de son temps en particulier Rieken.

Prince de la musique baroque

Nommé successivement comme organiste à Armstadt en 1703 puis puis à Mulhausen en 1707, il émerveillera par sa virtuosité musicale. Cette même année il épousera, à l'âge de vingt-deux ans, sa cousine éloignée Maria Barbara Bach dont il aura sept enfants. Il accède au poste de maître de chapelle à la cour du duc de Saxe-Weimar, puis à celui de directeur des concerts du duc. De 1714 à 1723 il occupe à nouveau les fonctions de maître de chapelle mais cette fois à la cour du prince dAnalt-Goeten. A son retour l'attend une triste nouvelle : le décès de sa femme. Dix-huit mois plus tard, il se remarie avec la cantatrice Anna Magdalena Wilcken avec laquelle il aura encore quatorze enfants. En 1723 Bach sollicite la succession de Kuhnau comme Cantor à St Thomas de Leipzig ce qui est un titre très honorifique et dirige également le collégium Musicum, société musicale fondée par Téléman, musicien officiel de la cour de Saxe.

Bach fera en 1744 une célèbre rencontre en la personne de Frédéric II au cours de laquelle il improvisera une fugue à quatre voix, sur un thème proposé par le royal flûtiste.

Malgré quelques portraits à l'huile, la physionomie du grand musicien reste énigmatique. Toute sa vie il travaillera dans des conditions pénibles, éprouvé par la perte de onze de ses enfants et sera atteint de cécité les trois dernières années de son existence. D'une extrême simplicité et d'une grande modestie il affirmera : « j'ai travaillé avec application, quiconque s'appliquera aussi bien que moi en fera autant »

« Travailler pour Dieu », telle est sa devise de chrétien, de mystique, et dans toutes ses œuvres nous retrouvons non seulement le constructeur de génie mais aussi le poète et le croyant. Il meurt victime d'une crise d'apoplexie le 28 juillet 1750 âgé de soixante cinq ans.

Un héritage musical inestimable

Ses nombreuses œuvres vocales, profanes et religieuses suffiraient à elles seules à résumer tout son art. Si toutes les formes y sont représentées, cantates, motets, oratorios, passions, messes, le choral et la fugue dominent. La mélodie et l'air et l'air alternent avec le récitatif et le chœur, tandis que les paroles latines (magnificat, messes) ont une moindre importance que les textes Allemands (cantates, passions).

Composée à Liepzig en 1733, la messe en si mineur est l'un des sommets de la production vocale de Bach grâce à son ampleur, son éclat, la fougue de son inspiration religieuse (elle fut donnée dans de nombreuses salles de concerts à la fin de la deuxième guerre mondiale, c'est dire son véritable pouvoir de guérison sur les âmes).

Organiste et claveciniste, ses deux instruments de prédilection, sont dotés d'une littérature jamais égalée par la qualité et la quantité de ses œuvres, mais il ne dédaigne pas les instruments à corde et à vents (violon violoncelle, flûte), ni la musique orchestrale.

L'œuvre multiple de Bach synthétise les ressources de la polyphonie et de l'harmonie : chorals, préludes, fugues, concertos, quatuors, suites, sonates, constituent la solide charpente soutenant l'édifice de l'œuvre toute entière (dont certains biographes estiment pourtant qu'une grande partie a été perdue).

Bach_1715Si le compositeur, qui écrit surtout pour l'église et les cours princières n'innove guère en matière de forme, il donne à chacune d'elle une perfection signée de son profond génie. Pour lui la grandeur consiste à « parler la langue de tous ». Admirable synthèse de deux siècles d'efforts constants, son message novateur dans le domaine du rythme et de l'harmonie regarde l'avenir.

Ce grand architecte musical, ce sculpteur, ce peintre, ce poète pourrait être comparé au créateur du tombeau des Médicis, du plafond de la chapelle Sixtine et de tant de sommets : Michel-Ange. Mais dans la création vocale et instrumentale de Jean-Sébastien Bach c'est l'homme de foi qui parle le croyant qui s'élève et le mystique qui s'exalte.

'' La musique doit à Jean-Sébastien Bach autant qu'une religion à son fondateur.'' Robert Schuman.

Quelques œuvres

- Les concertos brandebourgeois

- La Passion selon St Jean

- Messe en si mineur

- Passacaille et fugue pour orgue en ut mineur

- Toccata et fugue en ré mineur (orgue)

- La passion selon St Mathieu

- L'art de la fugue

Pour aller plus loin

- Bach en son temps, de Gilles Cantagrel. Fayard, 1997.

- Jean-Sébastien Bach, biographie de Roland de Candé. Seuil, 2000.