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mai683 Mai 1968. La cour de l’université de la Sorbonne est en effervescence, plusieurs centaines d’étudiants y tiennent un meeting. Alors que l’on craint des échauffourées avec des groupes d’extrême droite, les étudiants sont évacués en force par la Police. Dans la foulée plusieurs responsables associatifs et syndicaux sont arrêtés. Mai 68 vient de commencer.

Ce mouvement à l’origine estudiantin trouve ses racines dans un courant de pensée libertaire, ancré à gauche qui dénonce pèle mêle la société de consommation, les valeurs bourgeoises et ce qui est décrit comme « l’impérialisme américain ». Il est aussi une réaction au fossé qui se creuse entre les aspirations de la jeunesse et le fonctionnement de l’enseignement supérieur, voire du système social français dans son ensemble.

Dans un contexte de troubles sociaux global (l’année 68 est agitée de Prague à Mexico), la contestation étudiante qui tourne rapidement à la confrontation violente avec les forces de l’ordre prend l’allure d’un défi au pouvoir Gaullien. Un défi encore renforcé, lorsque s’y greffent des revendications syndicales, en réaction à diverses difficultés économiques. Fin Mai la situation sera devenue suffisamment instable pour que le Général de Gaulle quitte secrètement le territoire afin de s’assurer de la loyauté des troupes stationnées en Allemagne.

Néanmoins grâce à l’action concertée de Georges Pompidou et des principaux leaders syndicaux, la crise sociale trouvera une issue pacifique, après prés d’un mois de blocage de la vie économique.

Depuis 1968, ces évènements complexes et diversement interprétés ont fait l’objet de très nombreuses études, et sont encore fréquemment utilisés comme référence (positive ou négative) par les hommes politiques français.