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A l'image d'un président de la République qui ne s'intéresse que modérément à l'histoire, les services de l'Elysée viennent par deux fois de faire une confusion entre capitulation et armistice au sujet de la fin des hostilités en Europe en mai 1945, évoquant dans une note visant à préparer une cérémonie commémorative le "65e anniversaire de l’armistice de 1945". Hors les 7 et 8 mai 1945, c'est bien une capitulation, sans conditions, qui a été signée par l'armée allemande. Rappelons qu'une capitulation est un acte militaire de reddition, alors qu'un armistice est un acte politique qui met fin aux hostilités entre nations belligérantes.

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La différence n'est pas que sémantique, les conséquences pouvant être très différentes. Ainsi la France vaincue de juin 1940 a fait le choix de l'armistice, les militaires, sous l'impulsion de Pétain et Weygand préférant faire endosser aux politiques la responsabilité de la défaite. Le choix d'une capitulation des armées en métropole était possible, le pouvoir politique y étant transféré intégralement aux vainqueurs, les deux nations restant officiellement en guerre, la lutte se poursuivant outre-mer.

Cette confusion entretenue à plusieurs reprises au sommet de l'Etat laisse pour le moins perplexe... Les mots n’ont pas seulement un sens, ils ont aussi une histoire.

A l'image d'un président de la République qui ne s'intéresse que modérément à l'histoire, les services de l'Elysée viennent par deux fois de faire une confusion entre capitulation et armistice au sujet de la fin des hostilités en Europe en mai 1945, évoquant dans une note visant à préparer une cérémonie commémorative le "65e anniversaire de l’armistice de 1945". Hors les 7 et 8 mai 1945, c'est bien une capitulation, sans conditions, qui a été signée par l'armée allemande. Rappelons qu'une capitulation est un acte militaire de reddition, alors qu'un armistice est un acte politique qui met fin aux hostilités entre nations belligérantes.

La différence n'est pas que sémantique, les conséquences pouvant être très différentes. Ainsi la France vaincue de juin 1940 a fait le choix de l'armistice, les militaires, sous l'impulsion de Pétain et Weygand préférant faire endosser aux politiques la responsabilité de la défaite. Le choix d'une capitulation des armées en métropole était possible, le pouvoir politique y étant transféré intégralement aux vainqueurs, les deux nations restant officiellement en guerre, la lutte se poursuivant outre-mer.

Cette confusion entretenue à plusieurs reprises au sommet de l'Etat laisse pour le moins perplexe... Les mots n’ont pas seulement un sens, ils ont aussi une histoire.