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lapidation detienne enluminure xiiieLe monde médiéval est aussi – et surtout – un univers fait d'images qui doivent attirer l'œil des passants. Dans ces sociétés où la religion constitue le ciment des mentalités, l'iconographie est là pour que tous puissent voir et comprendre le monde. Ainsi, chaque élément, chaque trait physique, a une signification particulière. La mort des Saints et des martyrs est, de ce fait, représentée de manière violente, afin d'impressionner les fidèles et de leur rappeler la cruauté des persécutions commises par des « païens » ou des juifs. A travers ces quelques représentations, réalisées entre les XIIIe et XIVe siècles, nous allons voir de quelles manières sont mises en scène ces morts violentes.

 


La mort violente des Saints dans l'iconographie médiévale

Philipp_Jakob_LoutherbourgSymbole de la première révolution industrielle anglaise, Coalbrookdale, la nuit (1801) a été peint par le peintre français Philippe-Jacques de Loutherbourg (1740-1812). Tableau le plus célèbre et le plus reproduit de l’artiste, cette huile sur toile n’est pourtant pas très représentative de son œuvre. Le thème de ce tableau, la révolution industrielle, n'est pas original pour l'époque et a inspiré de nombreux autres artistes comme William Williams (1777), Anna Seward (1785) ou Joseph Mallord Turner (1797). Pourtant ce tableau d'un peintre largement méconnu est celui qui a le plus profondément marqué les esprits et a le mieux traversé les siècles.

 


Coalbrookdale, de nuit (de Loutherbourg)

4860-16Sous la Restauration, dès 1816, le roi Louis XVIII commande une dizaine de tableaux représentant les grands chefs de la révolte vendéenne qui en 1793 prirent la tête d’une armée de fortune composée de paysans pour défendre la Foi et le roi. C’est bel et bien l’image d’une résistance active, avec ses martyres, que le roi cherche à fixer, à mémorialiser. Le tableau de Jacques Cathelineau, simple roturier devenu premier généralissime de l’armée catholique et royale, est confié à Girodet.

 


Jacques Cathelineau (Girodet)

la_palatineHyacinthe Rigaud (1659-1743) fut le portraitiste français de la Cour et des Rois au Grand Siècle, décrit ainsi par Madame La Palatine « il y a un peintre ici, Rigo, qui bégaye si horriblement qu’il lui faut un quart d’heure pour chaque mot. Il chante dans la perfection et en chantant il ne bégaye pas le moins du monde ».

 


La princesse Palatine (Rigaud)

Louis_XV_-_Quentin_de_la_Tour_-_pastelLouis XV (1710-1774), surnommé le Bien-aimé, fut le souverain le plus représenté en bustes et tableaux, après Louis XIV. Il commanda deux portraits de lui, au célèbre pastelliste Maurice Quentin de La Tour. Ce pastel exposé au Louvre, daté de 1748 est le plus connu et de par sa petite taille (0.60m sur 0.54m) était certainement destiné à un espace privé.

 


Louis XV, par Quentin de La Tour

Lonard_bataille_rubensLa Bataille d’Anghiari est une œuvre atypique de Léonard de Vinci dont on ne connaît pour ainsi dire rien si ce n’est quelques dessins préparatoires. Réalisée au tout début du XVIème siècle cette scène guerrière fut envisagée par Léonard comme un prétexte à une mise en image de l’animalité et de la férocité des instincts humains quand l’individu est lâché dans la mêlée de la bataille. Pourtant si ses dessins laissent présager un chef d’œuvre la réalisation de la fresque fut un fiasco complet, elle ne fut jamais terminée et très certainement effacée. Quoique…

 


La Bataille d’Anghiari - (Léonard de Vinci)

Louis_de_Lescure2Héros de la révolte vendéenne de 1793, surnommé par certains le « saint du Poitou », Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure fut pour ses contemporains un modèle de tempérance, de courage et de piété. Une figure charismatique qui obtient réellement un statut héroïque après la mort du Marquis en 1794, emporté par une balle républicaine. En quête de symbole, Louis XVIII remettra à l’honneur les chefs vendéens lors de la Restauration, il fera réaliser une série de tableaux dont celui-ci confié à Robert Lefèvre et reprenant une scène mythique de la bataille de Fontenay.

 


Louis de Lescure (par Robert Lefèvre)

Le_Nouveau_NA l’approche de Noël et parmi les nombreuses œuvres d’art, il en est une d’une réalité et d’une simplicité émouvantes « le Nouveau Né » de Georges de La Tour. Ce fut le premier « vrai » bébé de l’Histoire de la Peinture que les amateurs pourraient comparer à l’enfant Jésus dans les bras de sa mère Marie.

 


Le nouveau né (de La Tour)

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La Joconde est un tableau mythique, le plus célèbre au monde, du au fait que c’est un portrait, un visage de femme et non une scène religieuse ou une nature morte. Léonard avait écrit : « "Ne vois-tu pas que parmi les beautés humaines, c'est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches..."..

 


La Joconde, Mona Lisa (De Vinci)

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Ces « Massacres du Triumvirat » fait référence au triumvirat composé d’Antoine, Octave et Lépide en l’an 43 av. J.-C., après leur marche sur Rome. C’est également un parallèle avec le massacre des protestants pendant les guerres de religion du XVI è siècle : le 6 avril 1561, le connétable de Montmorency, Jacques d’Albon de Saint André et le duc de Guise forment le Triumvirat – terme donné par le parti des protestants - pour la foi catholique afin de s’opposer à la tolérance religieuse de Catherine de Médicis

 


Les Massacres du Triumvirat (Caron)

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Sur ce tableau de deux mètres sur deux mètres soixante dix, intitulé « Atala au tombeau » ou « Les Funérailles d’Atala », trois personnages sont présents à l’entrée d’une grotte, au coucher du soleil : Chactas, l’amoureux accablé, qui tient serrés les genoux d’Atala la jeune fille qui ne s’est pas donné à lui. Aidé par le père Aubry, ils l’enterrent.

 


Atala au tombeau (Girodet)

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Un petit tableau – environ vingt sur vingt huit centimètres - pour une grande bataille : Léonidas aux Thermopyles ! Caractéristique de la nouvelle vague du néoclassicisme, en opposition au style rococo, ce tableau symbolise le « beau idéal », grâce au nu du personnage en premier plan, comme furent représentées les statues de l’antiquité grecque, romaine et égyptienne. Le « beau idéal » rend aussi hommage au courage et au patriotisme du roi de Sparte.

 


Léonidas aux Thermopyles (David)

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Théodore Géricault débute la peinture à quinze ans. Attiré par Michel Ange, Rubens et le Caravage, il peint d’abord des sujets militaires. Grâce à son Radeau de la Méduse, la peinture romantique nait. Parmi les plus importants artistes du Romantisme, il nous livre un réalisme « cru » et non pas un idéal, grâce au choix de ses sujets, en y ajoutant la force, l’émotion et la passion. N’ayant pas reçu l’accueil envisagé pour son oeuvre, il part en Angleterre et l’expose en 1821…là, c’est le succès. Mais il meurt en 1824 à l’âge de trente trois ans…Ce tableau sera acquis par l’Etat la même année.

 


Le Radeau de la Méduse (Géricault)

la-marquise-de-pompadour

Maurice Quentin Delatour appelé Quentin de La Tour, portraitiste et pastelliste, né en 1704, a d’abord réalisé le portrait de Voltaire en 1735 avant de se faire reconnaître. Enchainant avec ceux de Rousseau, Louis XV, son épouse et le dauphin, il est reçu à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture, en tant que « peintre de portraits au pastel » en 1746 et en devient conseiller en 1750. Spécialisé dans les portraits, il les rend si vivants, si souriants, si sensibles qu’on imagine avoir les personnages devant soi.

 


La marquise de Pompadour (Delatour)

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Sur ce portrait de près de trois mètres de haut et deux mètres de large qui est l’un des plus reproduit dans les livres d’Histoire, Hyacinthe Rigaud (1659 – 1743) a voulu mettre en valeur la puissance et le rôle de Louis XIV, le Roi Soleil, à l’inverse des autres portraitistes de son temps qui désiraient exprimer le caractère du personnage peint.

 


Le portrait de Louis XIV (Rigaud)

nervs_jumigesLes Enervés de Jumiègues, ce curieux tableau romantique est d’un tel réalisme, que l’on imagine aisément entendre le clapotis de l’eau autour de ce radeau promenant deux jeunes gens au gré du vent, se reposant après une bonne soirée ! Eh bien non, cette scène n’est pas si heureuse !

 


Les Enervés de Jumièges (Luminais)

Pieter de Hooch

La peinture hollandaise, au XVIIème siècle, dans une période assurément prospère pour les Provinces-Unies (celles-ci étaient les sept provinces septentrionales des Pays-Bas espagnols qui avaient décidé par l'Acte de La Haye en 1581 de s'unir pour se dégager de la tutelle espagnole et acquérir l'indépendance), se caractérisa par une création non seulement substantielle, mais qualitativement remarquable. De fait s'allièrent fécondité et qualité. Nous nous intéresserons, dans cet article, à un genre qui fit florès, à savoir la peinture de genre, dans laquelle excellèrent un Pieter de Hooch ou un Vermeer, et qui aimait à représenter des scènes de la vie quotidienne.

 


La peinture de genre hollandaise au XVIIème siècle

La Tour de BabelLa Tour de Babel, oeuvre majeure du peintre Flamand Lucas van Valckenborch, est le symbole de l'orgueil de l'homme qui prétend être en mesure de se passer de Dieu. Ce thème, emprunt d'utopie et de vanité, a littéralement passionné bon nombre d'artistes des XVIe et XVIIe siècles. Valckenborch en a d'ailleurs peint au moins une demi-douzaine (Munich, Coblence, Mayence, etc.) sous l'influence déterminante de Pieter Bruegel l'Ancien (version de Vienne, 1563 et celle de Rotterdam, 1568).

 


La Tour de Babel (Valckenborch)

Jerome_BoschJérôme Bosch (v. 1450-1516) était un peintre primitif flamand au génie singulier, célèbre pour son iconographie fantastique au sens narratif inépuisable, tantôt attribuée à une tradition populaire, tantôt à l'alchimie, mais jamais éloignée des préoccupations morales et religieuses de son époque. Son art , à la croisée du Moyen-Age et de la Renaissance, décrit un monde à la fois terrifiant et enchanteur, entre paradis et enfer. Ce génie à l'univers torturé a été l'un des inspirateurs des peintres surréalistes du XXe siècle.

 


L'univers de Jerome Bosch

la-liberte-guidant-le-peuple

La Liberté guidant le Peuple ou l’Histoire des Trois Glorieuses ! Après mars 1830 où les députés refusent de collaborer avec le roi, Charles X et son ministre le prince de Polignac, publient des ordonnances pour supprimer la liberté de presse et modifier la loi électorale. La Constitution est violée ! La Révolution s’annonce dans Paris. Les 27, 28 et 29 juillet 1830, journées appelées Les Trois Glorieuses, le peuple s’insurge dans Paris, renverse le dernier roi des Bourbons, pour mettre à sa place Louis Philippe, duc d’Orléans.

 


La Liberté guidant le peuple (Delacroix)