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Anecdotes Historiques et Insolites

magellan

L’histoire est faite d'anecdotes et de petits secrets qui sont passés à la postérité. Voici une sélection de quelques uns d'entre eux, toutes époques confondues.

 




Jusqu'au XVIIIe siècle, les français pensaient que les bulles du champagne était l'oeuvre du diable. En 1694, le médecin de Louis XIV lui défend de boire du champagne au prétexte que cette boisson est mauvaise pour sa goutte !
Pendant les années 1905 et 1906, la danseuse Margaretha Geertruida Zelle a un énorme succès dans les grandes villes européennes. Sa notoriété déclinant après 1907, elle s’installe à Paris et vit de ses charmes. La guerre déclarée, criblée de dettes, elle gagne l’Allemagne et fait la connaissance du consul allemand à La Haye. Il lui propose de régler ses dettes, en échange de renseignements sur la France. C’est ainsi que nait Mata Hari l’agent H 21…Avide d’argent et de bijoux, elle devient agent double et vend des renseignements à la France!
La Louisiane, acquise par la France au temps de Louis XIV, ne rapporte rien et coûte beaucoup trop avec les douze mille colons installés, atteints souvent de la malaria et se battant contre les Indiens. Napoléon décide de réaliser la plus grande opération immobilière de l’Histoire de France : vendre la Louisiane …aux Etats-Unis ! Talleyrand estime le prix à quatre vingt millions de francs. Et les Américains prennent possession de cette terre en décembre 1803.
Sous l’Ancien Régime, le tutoiement était considéré comme une grossière impertinence. Après la Révolution les mœurs changent, et la Convention rend obligatoire le tutoiement à partir de novembre 1793, dans le civil et dans les administrations marquant un lien de fraternité universelle. Mais cette mode ne durera qu’un an, jusqu’à la chute de Robespierre.
Mirabeau, mort le 2 avril 1791, entre au Panthéon le 4…mais en ressort trois ans après le 12 septembre 1794 pour être enterré au cimetière de Clamart. En effet, le serrurier Gamain qui avait réalisé la fameuse « armoire de fer » pour Louis XVI, est pris de remord et va dévoiler son secret à la Convention. Parmi les papiers découverts, il y a les correspondances entre Mirabeau et le roi ! La Convention décrète alors l’exclusion des cendres de Mirabeau du Panthéon.
L’entretien de La Bastille est fort couteux pour Necker et donc pour Louis XVI. Le roi décide donc en 1784 de la faire raser et l’architecte des bâtiments de Paris, propose une place publique portant le nom du roi, en conservant uniquement une des tours, en mémoire du passé. Il installerait en son centre un piédestal composé de chaînes et de verrous provenant des cachots et d’une statue du roi « étendant une main libératrice vers la tour en ruine ». Ces travaux ne furent jamais réalisés, mais l’on connait les circonstances dans lesquelles la Bastille fut finalement détruite !
En mai 1768, Louis XV accepte un échange : la Corse contre la dette de deux millions de livres que la ville de Gênes doit à la France ! Les Corses, mécontent, se soulèvent et les sept mille cinq cent Français envoyés sur place, sont battus. Un an plus tard, ce sont vingt deux mille Français qui débarquent dans l’île pour en prendre possession. Seule une centaine de Corses en réchappent, parmi lesquelles un couple qui aura ces paroles « mon fils sera le vengeur de la Corse » ! Cette femme est enceinte et mettra au monde trois mois plus tard un garçon nommé Napoléon….
Etienne de Silhouette, conseiller au parlement, chancelier du duc d’Orléans, commissaire auprès de la Compagnie des Indes, est nommé contrôleur général des Finances en mars 1759. D’abord populaire, il a le malheur de proposer des projets qui vont le rendre impopulaire et entre autres, il pousse les particuliers à venir déposer leur vaisselle à l’hôtel de la Monnaie afin qu’elle soit fondue en argent pour renflouer le Trésor ! N’ayant plus aucun appui de la part du roi, il démissionne. C’est alors que les parisiens s’amusent à dessiner des portraits de profil, vêtus de culottes sans poches, des habits sans plis où il est impossible de cacher quelque argent. Ces portraits à la mode, ces esquisses légères d’après l’ombre du profil du visage sont nommés des Silhouettes…
Vauban fut le grand ingénieur du XVII è Siècle avec ses deux cent citadelles construites, trois cent places anciennes rénovées, participant à cent cinquante sièges et en ayant dirigés quelques cinquante. Il a réalisé un chef d’œuvre lors de la construction de « la ceinture de fer » : ces villes fortifiées le long de la frontière française au Nord et Nord Est. Mais il s’intéressait également à la démographie et l’économie. En 1707, il proposait au roi une réforme des impôts : un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, sans distinction de privilèges ! Pour Louis XIV, c’est un renversement de la monarchie…et Vauban fut disgracié !
« God save the Queen » est à l’origine un morceau français ! Pour fêter le rétablissement de Louis XIV après son opération de la fistule en novembre 1686, Mme de Maintenon organise une soirée, la duchesse de Brinon compose un poème et Lully rajoute la musique. Un anglais passant à St Cyr ce jour là, trouva très jolie la musique et rapporta cet air en Angleterre. Il pianota, changea juste quelques mesures et joua cet air devant Marie Stuart et Guillaume d’Orange qui en firent leur musique officielle !
Les festivités de Chantilly offertes par le prince de Condé au roi Louis XIV en avril 1671, ne se passent vraiment pas bien. Le premier soir, les rôtis manquent à table ; le second soir le feu d’artifice est un fiasco, dû au mauvais temps ; le lendemain, les poissons et les coquillages ne sont pas livrés à temps….De désespoir, se sentant déshonoré, Vatel, le célèbre cuisinier met fin à ses jours en se transperçant le cœur avec son épée ! Et pourtant, s’il avait eu un peu de patience, il aurait réceptionné la livraison des paniers de poissons !
En mai 1653, un ouvrier maçon découvre un ancien tombeau…celui du père de Clovis, mort en 481 ! Outre les pièces d’or et d’argent retrouvées, il découvre deux crânes, une épée de fer et ses garnitures, des boucles, des bagues et divers objets en or, ainsi que le célèbre anneau sigillaire de Childéric. Tous ces objets sont emportés à Vienne et offerts à Léopold Ier l’empereur. Quinze ans plus tard, le prince électeur du Saint Empire germanique offre la dépouille et tout le trésor trouvé à …Louis XIV ! De retour en son lieu d’origine, le tout sera malheureusement volé en 1831, sauf quelques éléments retrouvés dans la Seine.
Louis XIII peut enfin devenir roi le jour de la mort du maréchal d’Ancre Concino Concini. Le 24 avril 1617, il réussit à le faire tuer par ses gentilshommes, sur le pont du Louvre. Le corps de Concini est enterré près de Saint Germain l’Auxerrois. Mais les parisiens sont mécontents, n’ayant pas pu participer à cet assassinat. Le lendemain, ils ouvrent la tombe, sortent le cadavre, le rouent de coups. Ils le trainent ensuite jusqu’au Pont Neuf, l’attachent à une potence, lui coupent le nez, les doigts, les oreilles et les « parties honteuses ». Enfin, ils s’attaquent à son cœur en le faisant cuire sur des charbons ! Les parisiens étaient devenus à moitié fous !
La tradition des Poissons d’Avril date du…9 août 1564 ! Avant cette date, l’année débutait le jour de Pâques. Pâques étant une fête mobile, elle avait lieu entre le 22 mars et le 25 avril. Mais il arrivait qu’il y ait deux jours de Pâques la même année, comme ce fut le cas en 1347 le 1er avril et une nouvelle fois le 20 avril. En souvenir des temps anciens, certains continuaient à faire des étrennes le 1er avril, mais en y ajoutant des canulars….et comme c’était la fin du carême, des petits malins offraient alors des …poissons !
François Ier, après les guerres et les constructions diverses, signe un nouvel « Edit de Châteauregnard » en mai 1539, afin de renflouer les caisses de l’Etat. A la place d’un nouvel impôt, il imagine une loterie nationale sur le principe du Lotto italien qui fonctionne fort. Des bijoux seraient distribués par tirage au sort aux acheteurs de billets de loterie. Ce fut un fiasco complet ! Cet édit sera abandonné et annulé en février 1541, à peine deux ans plus tard.
Les premières « bordes » ou « bourdeaux » (maisons spécialisées pour prostituées) furent créées par Charles V. En effet, sous Louis IX son prédécesseur, les prostituées avaient été mises à l’extérieur de Paris, au « bord » de la ville. Elles y vivaient sans hygiène, au risque d’attraper toutes sortes de maladies. Le roi Charles V fit donc construire ces maisons intra-muros, avec un droit de passage à l’entrée et un garde en faction devant la porte pour veiller à l’ordre et à la décence dans ces lieux.
Philippe Auguste ne supportait plus les odeurs pestilentielles dans Paris dans les années 1186. Il fut le premier à faire poser des pavés dans les rues de la Cité, ainsi que sur les places, aux frais de l’Etat. Par contre, il laisse aux bons soins des habitants, de paver dans les quartiers pauvres ! Ensuite il fit bâtir les premières halles de Paris ainsi que de nombreuses boucheries afin d’approvisionner Paris en viande, puis l’aqueduc de Saint Gervais pour amener l’eau de Romainville et Ménilmontant.
En 855, le pape Jean VIII aurait été en réalité une femme ! Etudiante brillante, Jeanne suit des cours de théologie…habillée en homme. Reçue à la curie, les cardinaux l’élisent à la mort du pape Léon IV. Enceinte, elle participe malgré tout à la procession de l’Ascension ; mais en cours de route, elle sent venir le bébé et est obligée d’accoucher en public… Elle aurait été condamnée à mort sur le champ, son corps attaché à des chevaux qui la trainent à travers toutes les rues de Rome. Le peuple n’aime pas être « berné »…
Avant l’an 595, un assassinat pouvait se racheter contre argent comptant. Pour le meurtre d’un évêque : 400 écus ; pour un berger ou un laboureur : 30 écus ; un bijoutier : 150 écus. Mais tout changea en février 595 lorsque Childebert, roi des francs et fils de Clovis, décrète que tout assassinat sera puni de la peine de mort.
Les arènes de Lutèce, détruites pendant les invasions en l’an 280, tombent dans l’oubli lors de la construction du mur d’enceinte au XIIIeme par Philippe Auguste. Lors de travaux d’élargissement de route en 1860, elles furent redécouvertes, mais rapidement ensevelies. C’est grâce à Victor Hugo qui adressa une lettre au Conseil Municipal que l’on peut se promener dans les arènes de Lutèce depuis 1896.
Nombre de personnes habitent dans les Mansardes. Elles le doivent à Jules-Hardouin Mansart (1646-1708), premier architecte de Louis XIV, qui pour gagner de la place et réaliser des logements supplémentaires, fut le premier à aménager des pièces dans les combles.
Sous la révolution, les balles manquaient pour alimenter les fusils des fantassins. C’est ainsi qu’en 1er lieu, on prit le plomb sur les toits des églises et comme cela était insuffisant, tous les cercueils royaux de Dagobert à Louis XV furent délestés de ce matériau en octobre 1793.
A la fin du XIXè siècle, une étude fut menée afin de vérifier l’hygiène des Français : 2% de gens aisés prenaient des bains, 18% se lavaient parfois les pieds, 52% se lavaient huit fois par an, 4% se nettoyaient les mains et la figure pour aller à la messe et les derniers (24%) ne connaissaient l’eau que s’ils tombaient dans une marre !
Il n’y a rien de plus élégant qu’une robe longue. Mais en trainant sur les trottoirs, ce vêtement devenait un vrai nid à microbes : voilà ce qu’ont décrété de grands médecins lors d’un congrès à Rome en 1900. Deux ans plus tard, ils attaquaient les corsets, coupables de problèmes gastriques, vertébraux et … neurasthéniques chez les dames !
Pour égayer les soirées de l’empereur Napoléon III, on y faisait des dictées. Prosper Mérimée (1803-1870) fut recruté pour rédiger des textes suffisamment difficiles en fonction des invités. Beaucoup furent surpris à la proclamation des résultats : Napoléon III en aurait fait beaucoup, Alexandre Dumas 24, Mme Metternich 42, le prince de Metternich 6...et Eugénie 62…mais elle était de père espagnol et de mère irlandaise !
François Rabelais (1494-1553), sur la route vers Paris, n’avait plus d’argent pour régler son dû à l’aubergiste. Il trouva un bon moyen en laissant dans sa chambre un petit sachet de sucre avec l’écriteau suivant « Poison pour le Roi »…La garde fut appelée et emmena directement Rabelais vers la capitale. François Ier, qui appréciait fort son esprit, lui pardonna.
Michel-Ange, appelé à Rome pour peindre le plafond de la chapelle Sixtine, mit quatre ans à réaliser cette œuvre. Allongé sur un échafaudage, il peignait étendu, le pinceau à bout de bras, la peinture coulant sur son visage, en rampant pour avancer et en se contorsionnant pour éviter d’ôter la peinture non sèche. Quand le pape venait le houspiller pour aller plus vite, Michel-ange n'hesitait pas à lui faire tomber des pots de peinture sur la tête !
Sur le pont de l’Alma, construit par Napoléon III en souvenir de la victoire de septembre 1854, le Zouave n’était pas seul. En effet il y avait trois autres statues : un grenadier, un artilleur et un chasseur. Lors des travaux sur ce pont en 1970, seul le Zouave fut conservé et est devenu la mascotte des Parisiens, lors de la montée de la Seine.